Au nom de la rédaction, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que 2026 a démarré sur les chapeaux de roues, avec la grève de la médecine libérale dès le 5 janvier. Fermetures de cabinet, opérations reportées dans les cliniques privées, « exil » symbolique à Bruxelles des spécialistes de bloc opératoire… : le mouvement a été massif, avec des mobilisations à travers la France et, en point d’orgue, une manifestation qui a réuni plusieurs milliers de praticiens à Paris le samedi 10. Il faut dire que la colère est montée tout au long de 2025, à coups de menaces sur la liberté d’installation ou encore de mesures visant à lutter contre les déserts médicaux, donnant l’impression parfois de réinventer la roue au détriment de dispositifs existants. La goutte d’eau a été le budget de la Sécu 2026 et le projet de loi sur les fraudes. Même si un certain nombre de mesures ne figurent finalement pas dans le texte final ou que le gouvernement s’est engagé à ne pas les utiliser, les blouses blanches y voient une remise en question du pacte conventionnel.
Sur le front de l’hôpital, le manque de visibilité plombe l’avancée des dossiers sur les carrières médicales, le temps de travail… Le secteur réclame encore et toujours une vision pluriannuelle. Une demande entendue par la ministre de la Santé qui, lors de ses vœux, a promis une stratégie d’investissement « pensée pour les dix prochaines années ».
Le secteur attend plus que jamais un cap clair
Dans un autre registre, les projets de loi sur les soins palliatifs et l’aide à mourir iront-ils au bout de leur parcours législatif ? Le président de la République s’y est engagé lors de ses vœux aux Français. Grande cause nationale pour la deuxième année consécutive, la santé mentale verra-t-elle la tenue du comité interministériel, trois fois reporté ? La Dr Stéphanie Rist l’a promis. Le secteur de la périnatalité est également en attente.
Sans oublier la lutte contre l’insécurité des médecins, contre les violences sexistes et sexuelles dans le secteur médical, mais aussi les travaux sur la santé des blouses blanches alors qu’une feuille de route serait en préparation.
Les dossiers s’accumulent ainsi sur le bureau de l’exécutif. La santé nécessite plus que jamais une impulsion politique et un cap clair.
Débat
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