L'urgentiste Nicolas Bonnemaison, dont l'acquittement en juin à Pau pour avoir abrégé la vie de sept patients avait attisé le débat sur la fin de vie, sera jugé en appel devant la Cour d'assises à Angers à une date qui reste à fixer. «La logique aurait voulu que ce soit délocalisé dans une juridiction proche mais il a été choisi de partir en Maine-Loire pour éloigner l'affaire du contexte aquitain», a regretté auprès de l'AFP l'un des deux avocats de l'urgentiste, Me Benoit Ducos-Ader, qui avait crié à «un acharnement judiciaire déraisonnable» après la décision du parquet général de Pau qui avait jugé «nécessaire» de relever appel.
Artisan de la loi de 2005 sur la fin de vie, le député UMP Jean Leonetti avait pour sa part jugé que la décision de relever appel n'était pas «surprenante», rappelant «que dans aucun pays on ne peut, de manière clandestine et solitaire, abréger la vie d'une personne qui ne le demande pas». Avec le député PS Alain Claeys, Jean Leonetti a été chargé par le gouvernement de proposer des aménagements avant fin 2014 à la loi sur la fin de vie, un engagement de François Hollande lorsqu'il était candidat à la présidentielle.
Les proches de cinq personnes décédées dans le service du Dr Nicolas Bonnemaison avaient écrit début juillet une lettre ouverte au président François Hollande pour exprimer leur «incompréhension», «stupéfaction» et même «désespoir» devant cette décision de faire appel. L'urgentiste bayonnais a par ailleurs été radié par le Conseil de l'ordre, une radiation effective depuis le 1er juillet. L'Ordre des médecins a indiqué mi-juillet qu'il restait favorable au maintien de la radiation du Dr Bonnemaison, en dépit de son acquittement.
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