A la veille de la discussion à l’Assemblée de la proposition de loi sur la fin de vie des députés Alain Claeys (PS, Vienne) et Jean Leonetti (UMP, Alpes-Maritimes), le groupe de travail de la Conférence des évêques de France sur la « fin de vie » a émis certaines réserves au sujet du texte ce lundi matin devant la presse à Paris. Après une brève visite de l’unité de soins palliatifs de la Maison médicale Jeanne Garnier dans le XVème arrondissement à Paris, une conférence de presse s’est tenue. Monseigneur Pierre d’Ornellas, archevêque de Rennes et chargé des questions de bioéthique pour les évêques de France, a exprimé les inquiétudes de l’Eglise sur des points précis du texte.
Cet exercice visait d’abord a insister sur l’importance d’investir dans les soins palliatifs. « L’éducation au savoir-faire s’impose. L’urgence c’est de répondre au développement de la médecine palliative, ce n’est pas de répondre à des cas exceptionnels ». Il a également regretté que l’article 15 de la loi 2005 qui impose que le budget de l’Etat investisse tous les deux ans sur les soins palliatifs ne soit pas mis en application. Avec pour conséquence selon lui des demandes d’euthanasie récurrentes.
Sur la sédation profonde, qui est au cœur du débat et la grande nouveauté du texte, la conférence des évêques souligne que « la création de ce nouveau droit peut contribuer à rassurer le malade » mais précise qu’elle n’est « juste » que « si elle s’accompagne d’une cohérence entre le droit et la formation dispensée pour les professions médicales et infirmières ». L’archevêque a terminé son intervention en appelant François Hollande, à prendre une position claire sur le sujet. « Je n’ai pas aujourd’hui entendu le président dire qu’il était contre l’euthanasie ».
Dans le même temps, une tribune intitulée « L’interdit de tuer doit être préservé » signée par cinq représentants des trois grandes religions monothéiste a été publiée dans les colonnes du Monde ce lundi 9 mars. Le texte est un appel lancé aux politiques pour prévenir « qu’une éventuelle nouvelle loi ne renonce en aucune façon à ce principe fondateur : toute vie humaine doit être respectée ». Les représentants religieux s’inquiètent d’une « nouvelle tentation : celle de donner la mort, sans l’avouer, en abusant de la « sédation » » et dénoncent ce qui pourrait alors prendre la forme d’ « un acte d’euthanasie ».
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