L'enquête sur le décès d'un coureur à pied, dans une vasière à l'embouchure du Gouessant (Côtes-d'Armor) début septembre 2016, a été classée sans suite par le parquet de Saint-Brieuc. "Les causes du décès restant au terme de l'enquête médicalement incertaines, il ne pourrait être juridiquement établi aucun lien de causalité direct et certain avec une éventuelle faute constitutive d'une éventuelle infraction", a expliqué le procureur. Âgé de 50 ans, sportif et habitué des lieux, le joggeur avait été retrouvé mort à Hillion le 8 septembre 2016, dans la vase, à l'embouchure d'un fleuve côtier, le Gouessant, dans la baie de Saint-Brieuc.
Les résultats de l'autopsie sur le joggeur n'avaient pas permis pas de déterminer clairement les causes du décès. Le procureur de la République de Saint-Brieuc, Bertrand Leclerc, avait toutefois précisé que l’aspect des poumons du joggeur "était compatible avec une asphyxie œdémateuse orientant vers une cause d'origine centrale qui peut survenir tant sous l'effet de toxiques, dont le sulfure d'hydrogène, que d’une privation brutale d’oxygène résultant d'un arrêt cardiaque".
Deux associations avaient alors contesté les conclusions du parquet, Bretagne Terres d’eau Pure reprochant qu'aucun prélèvement sanguin n'ait été fait lors des investigations initiales, "alors qu’il est d’usage d’en pratiquer immédiatement pour la recherche du dosage d’H2S". De leur côté, des médecins, dont plusieurs spécialistes en toxicologie, avaient affirmé que les informations communiquées par le procureur de la République montraient "des signes concordants d'une intoxication aiguë au sulfure d'hydrogène". La famille du joggeur, informée lundi du classement sans suite de ce dossier, n'a jusqu'à présent pas porté plainte.
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