C’était un des éléments du contrat de gouvernement que le petit Parti radical de gauche avait négocié avec Manuel Valls en octobre dernier. Et le PRG, dernier allié du PS après le départ des écologistes du gouvernement, entend bien obtenir une loi légalisant en France une aide médicalisée pour mourir. Vendredi, ses dirigeants ont jugé "timorées" les propositions des députés Jean Leonetti et Alain Claeys sur la fin de vie, réclamant que le gouvernement "légalise clairement l'aide médicale à mourir, sous conditions strictes". Dans un communiqué, Guillaume Lacroix (photo), espère que "le Premier ministre (...) dépasse les propositions émises dans ce rapport et légalise clairement l'aide médicale à mourir, sous conditions strictes, dans notre pays". Et le secrétaire général du Parti radical de gauche de montrer sa détermination : "Nous tenons à réaffirmer notre volonté que soit reconnu le droit de choisir, en cas de souffrances insupportables et si il n'existe aucune possibilité de guérison, sur demande claire et répétée du malade et avec l'aval du corps médical, de mourir dans la dignité".
Au PRG, on table donc sur le parcours législatif pour "parvenir à une loi plus ambitieuse que les conclusions présentées aujourd'hui dans le rapport Claeys-Leonetti". Le chef de file des députés radicaux de gauche, Roger-Gérard Schwartzenberg demande un vote dès janvier sur la déclaration du gouvernement annoncée, afin de "pouvoir connaître, dès cette première phase, la position de l'Assemblée nationale". Selon Roger-Gérard Schwartzenberg, "il serait très utile qu'ensuite la proposition de loi issue des travaux de la mission Claeys-Leonetti fasse l'objet d'une discussion commune" avec une proposition de loi des radicaux de gauche sur "l'assistance médicalisée pour une fin de vie dans la dignité" remontant à septembre 2012 "qui, elle, est strictement conforme au 21e des 60 engagements pour la France souscrits par François Hollande dans sa campagne présidentielle de 2012". Autant dire qu’au Parlement, le débat est loin d’être clos sur cette question, d’autant que, par le passé, nombre de députés et de sénateurs se sont montrés par le passé favorables à la légalisation de l’euthanasie.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention