« A ce jour, ni le Plaquenil (hydroxychloroquine) ni le Kaletra (lopinavir/ritonavir) n’ont d’indication dans la prise en charge du Covid-19 en ville. Il n’y a donc aucune justification à leur prescription dans cette indication. » Alors que l’actualité récente a propulsé sur le devant de la scène ces deux médicaments, présentés comme des traitements potentiels du Covid-19, l’ANSM appelle à ne pas les délivrer en dehors de leurs indications officielles pour ne pas en priver les malades chroniques à qui ils sont destinés (PR lupus, et prévention des lucites pour le Plaquenil ; traitement du VIH pour le Kaletra).
Informée de difficultés d’approvisionnement en ville, l’agence du médicament demande aux pharmaciens d’officine de n’honorer que les prescriptions initiales émanant de prescripteurs autorisés (rhumatologues, internistes, dermatologues, néphrologues, neurologues et pédiatres pour le Plaquenil, spécialistes hospitaliers pour le Kelatra) et les renouvellements émanant de tout médecin.
Éviter les ruptures de traitement
Il s'agit de « protéger » les patients qui en ont besoin et d'« éviter les risques de rupture » de leur traitement à cause d'ordonnances « sans aucune justification », souligne le Dr Dominique Martin, directeur général de l'ANSM.
Ce rappel à l’ordre fait un écho à un décret paru ce jeudi qui prévoit la limitation de la délivrance de ces médicaments en officine mais aussi l'interdiction de leur exportation.
Le décret confirme aussi, comme annoncé par le ministre de la Santé Olivier Véran, qu'à titre dérogatoire ces spécialités peuvent être utilisées dans le Covid-19, sous certaines conditions.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention