Première pour un hôpital, celui de Saint-Brieuc, la confiance entre la direction de l'établissement et ses médecins (sa CME) est rompue. Cette semaine, l'ensemble des membres de la CME ont remis leur démission de leurs responsabilités administratives. En juin dernier, le président de la CME, Benoît Moquet, cardiologue, avait déjà jeté l'éponge. Dans la foulée, 140 PH avaient exprimé leur profonde défiance vis-à-vis de la direction de l'établissement.
Au fil des mois et des trimestres depuis la prise de fonction il y a trois ans du nouveau directeur, Jean Schmid, la confiance s'était dégradée à tel point qu'en novembre 2017 un séminaire a eu lieu afin de la rétablir. Ces médecins en charge de fonctions dans le cadre de la CME n'ont jamais eu l'impression d'avoir été compris ni entendus dans leur mission d'organisation médicale, selon Bernard Lenot, chirurgien : « Dans plusieurs dossiers importants présentés à la direction concernant l'organisation médicale, cette dernière nous répondait : "Vous n'avez rien compris, je vais vous expliquer." » Pis, « des décisions étaient prises et validées officiellement, puis contournées par la suite ».
Face à ce blocage, comment réagit l'ARS ? Elle a lancé une médiation qui a été acceptée par les membres de la CME sous condition d'une enquête sur la gouvernance de l'établissement. « Nous souhaitons une direction forte qui ait une vision claire et compréhensible de sa gouvernance », insiste le Dr Lenot. Surtout le chirurgien redoute une grève de soins des médecins si la situation continue de se dégrader. Cette ambiance délétère ne rend plus cet hôpital attractif pour les jeunes médecins.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention