Alors que l’épidémie de COVID-19 et le confinement ont donné un coup d’arrêt à de nombreux actes de prévention, la HAS appelle à « reprendre d'urgence les vaccinations, en priorité chez les nourrissons et les personnes fragiles ».
Selon l’étude EPI-PHARE, près de 44 000 nourrissons âgés de 3 à 18 mois auraient été « privés » de vaccination contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les méningites à Haemophilus influenzae de type b et l’hépatite B suite au confinement. Ce travail met aussi en évidence une diminution de -6 % pour les vaccins penta/hexavalents des nourrissons, -43 % pour les vaccins anti-HPV, -16 % pour le ROR et -48 % pour les vaccins antitétaniques la dernière semaine du confinement.
Face à ce constat, la HAS invite à combler le retard. Le 1er avril, l’institution avait déjà préconisé de maintenir l’ensemble des vaccinations obligatoires des nourrissons, estimant par contre que celles recommandées au-delà de l’âge de 2 ans pouvaient être différées. Elle invite désormais à reprendre sans attendre, l’ensemble des vaccinations et encourage les professionnels de santé à vérifier systématiquement les vaccinations de leurs patients.
Un test RT-PCR pour les patients suspects de Covid
Dans cette optique, il est rappelé que l’allongement du délai entre deux injections ne nuit pas à la qualité de la réponse immunitaire ; qu’il n’est pas nécessaire de reprendre dès le début un schéma vaccinal interrompu, toutes les doses déjà administrées devant être prises en compte et que l’utilisation de vaccins combinés est à privilégier même s’il est possible de réaliser jusqu’à quatre injections au cours d’une même séance.
La HAS précise par ailleurs la marche à suivre chez les patients Covid. « Dans le contexte de l’épidémie actuelle, face à un patient qui présente des signes cliniques de COVID-19, un test de diagnostic par RT-PCR doit être prescrit et son résultat guider la décision ». En cas de résultat négatif, le rattrapage vaccinal pourra débuter immédiatement. En cas de résultat positif, la reprise de la vaccination pourra commencer dès la guérison, lorsque la personne sera redevenue asymptomatique.
Pour les personnes contacts, la HAS préconise une mise en place du rattrapage vaccinal dès la fin de la durée de la quatorzaine si aucun symptôme n’est apparu. Elle ne se prononce pas en revanche pour les personnes atteintes d’une forme sévère de COVID-19 présentant toujours des manifestations cliniques ou biologiques de la maladie.
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention