« La télémédecine, ce n'est pas fait pour le cadre pressé qui a envie d'une ordonnance rapidement. C'est une forme de médecine à part entière qu'il faut banaliser. » Interrogé dans le cadre d'un café Nile, le vice-président du Conseil économique, social et environnemental (CESE) Étienne Caniard a défendu ardemment la consultation à distance, pratique qui, selon lui, a prouvé sa valeur lors du confinement. « On l'a vu, c'est une opportunité exceptionnelle pour répondre à la pénurie médicale », s'est enthousiasmé l'ancien patron de la Mutualité.
Étienne Caniard juge toutefois que le soin à distance ne doit pas être considéré comme un « outil palliatif » à toutes les difficultés de la démographie médicale, notamment du côté de la médecine de spécialité. « Je ne suis pas sûr qu'on ait besoin de spécialistes partout. Pour un meilleur accès à ces soins spécifiques, ce serait mieux de faire appel à la coopération interprofessionnelle et d'utiliser des outils adaptés via le médecin généraliste », glisse-t-il.
Héraut de la lutte contre les inégalités de santé, Étienne Caniard estime que la télémédecine ne souffre pas forcément de la fracture numérique. « Le patient n'a pas besoin de maîtriser tous les outils informatiques si la télémédecine privilégie les relations humaines », insiste-t-il, citant l'utilisation de cabines de consultation à distance dans les EHPAD avec l'aide d'un infirmier en présentiel.
En complément, il juge qu'une réorganisation de l'offre de soins s'impose. Selon lui, « il faut qu'on soit le plus ouvert possible sur les questions de la permanence des soins, la répartition géographique [des professionnels de santé, NDLR] et la rareté de certains médecins ».
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