Aux Pays-Bas, l’euthanasie a été dépénalisée en 2001 par la loi relative au contrôle de l’interruption de vie pratiquée sur demande et à celui de l’assistance au suicide. Un médecin qui a aidé une personne à mourir ne peut être poursuivi, à condition d’avoir respecté « des critères de minutie », parmi lesquels le fait d’être convaincu que les souffrances du patient sont sans perspectives d’amélioration et insupportables et la consultation d’au moins un autre médecin indépendant qui a examiné le malade.
En 2009, 2 636 euthanasies légales ont été enregistrées, en hausse de 13 % par rapport à l’année précédente.
Mais cela ne suffit pas aux activistes de la mort assistée. La NVVE, association néerlandaise pour le droit de mourir, a ainsi l’intention d’ouvrir, en 2012, une clinique destinée à ceux qui ne trouvent pas de praticien pour les assister. La clinique de 8 lits, où officierait un médecin, pourrait, selon ses promoteurs, accueillir un millier de personnes par an, des malades atteints d’une maladie incurable, mais aussi souffrant d’une pathologie psychiatrique chronique ou de démence.
L’association médicale néerlandaise (KNMG) ne voit bien sûr pas cette initiative d’un bon œil, même si elle apparaît légale. Elle souligne en particulier que la durée de séjour prévue, trois jours, paraît bien courte pour une décision aussi définitive, surtout quand il s’agit de patients psychiatriques.
C’est en tout cas un tourisme « médical » auquel le pays échappera, puisque la clinique sera réservée aux Néerlandais.
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