« La congélation rapide de l’ovocyte (vitrification) va probablement être autorisée et nous nous en réjouissons : elle permettra aux femmes devant subir un traitement stérilisant de préserver leur fertilité et facilitera la gestion du don d’ovocytes », indiquent, dans un communiqué, les professionnels de la médecine et de la biologie de la reproduction. Mais ils s’inquiètent des répercussions de cette autorisation sur la pratique de la congélation de l’embryon et rappellent que, grâce à elle, des milliers d’enfants sont nés en France « en bonne santé ». L’interdiction ou la limitation de la congélation embryonnaire « aurait des conséquences désastreuses pour nos patients ». « L’adoption du modèle italien – où seulement trois ovocytes peuvent être mis en fécondation et les autres vitrifiés – aurait des effets délétères certains pour les couples pris en charge en assistance médicale à la procréation : diminution des taux de grossesses et augmentation des grossesses multiples », puisque le transfert des embryons est obligatoire. Les sociétés savantes regroupant les cliniciens et les biologistes de la reproduction humaine (BLEFCO, GEFF, FFER, CNGOF), favorables au développement de la vitrification ovocytaire, s’opposent « à ce que cette technique soit présentée comme une alternative à la congélation embryonnaire, au risque de conduire à son interdiction ».
Inquiétude concernant la congélation embryonnaire
Publié le 08/02/2011
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Source : Le Quotidien du Médecin: 8902
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