L’HÔPITAL européen Georges-Pompidou (HEGP), à Paris, va devoir rouvrir ses portes aux militants de l’association pour le Droit à mourir dans la dignité (ADMD), a jugé le tribunal administratif de Paris. Après l’indignation manifestée par certains soignants et patients, la directrice de l’hôpital européen Georges-Pompidou avait résilié, en mars dernier, la convention qui lie l’AP-HP à l’ADMD, « pourtant agréée par le ministère de la Santé pour représenter les usagers du système de santé », souligne le délégué général de l’association, Philippe Lohéac, dans un communiqué. Dans le cadre de cette convention, l’ADMD s’engageait à consacrer quelques heures par mois à l’information des patients sur leurs droits, au sein de la maison des usagers de l’hôpital. Mais la présence de l’association, réputée pour son activisme en faveur de la légalisation de l’euthanasie, aurait conduit à des incompréhensions sur les dispositions légales sur la fin de vie.
« Devant la brutalité de cette rupture, l’absence de fondement et une évidente mauvaise foi, l’ADMD a formé un recours gracieux puis, en mai 2011, un recours contentieux, pour obtenir l’annulation de cette décision », indique Philippe Lohéac.
Par décision du 25 novembre, le juge administratif, qui a annulé la résiliation de la convention, a reconnu que l’ADMD avait été « injustement sanctionnée, non pas à cause de l’attitude des membres de l’association au sein de l’hôpital Georges-Pompidou, mais pour "une hostilité de principe, pour des motifs philosophiques et religieux, de membres du personnel », précise Philippe Lohéac. Une lettre va être adressée par le président de l’ADMD à la directrice de l’AP-HP pour reprendre les permanences.
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