Le point de vue d'André-Yves Portnoff*

Des hôpitaux malades : Ubu contre confiance et empathie

Publié le 24/06/2022

« La bureaucratie détourne une partie des médecins de la médecine». Ce sociologue spécialiste de prospective et de gestion du changement revient sur les conséquences délétères d'un phénomène qui explique la crise de l'hôpital. Il est possible de faire autrement affirme-t-il, en appelant, exemples à l'appui, à mettre en place de nouvelles organisations basées sur la confiance, le dialogue et l'empathie.

Crédit photo : DR

La culture néolibérale, qui imprègne en Occident les esprits des experts et des politiques, de gauche à droite, conduit à « gérer les hôpitaux comme des entreprises »; cela signifie, traduit Edgar Morin, « traiter les patients comme des marchandises » et aboutit à « des désastres humains et sanitaires ». Il y a plus de dix ans déjà, sur le terrain, des acteurs de la santé dénonçaient ce détournement d'objectifs. Ils déploraient que la loi votée en 2009, sous Nicolas Sarkozy, les obligeait à « gérer le chiffre d'affaires et non la santé des patients ».

La suite de l’article est réservée aux abonnés.

Inscrivez-vous GRATUITEMENT pour lire une sélection d’articles

Votre inscription nous permet de contrôler le contenu auquel nous avons le droit de vous donner accès en fonction de votre profession (directives de l’ANSM).

Je me connecte