L’année 2014 s’était close sur des médecins libéraux remontés comme des coucous contre le projet de loi de santé de Marisol Touraine ; 2015 s’achève sur un modèle assez similaire, avec des syndicats échafaudant leur contre-attaque à venir. Petite différence entre les deux bouts de cette brève échelle chronologique : le texte de la discorde a perdu son étiquette de « projet » pour devenir une loi tout court.
Que s’est-il passé au fil des douze derniers mois ? Une « drôle de guerre ». Faite d’escarmouches et d’embuscades, d’attaques éclair et de tirs sporadiques, de coups d’éclat aussi. Grosso modo, les médecins en colère ont fourbi leurs baïonnettes de leur côté de la ligne de front tandis que les pouvoirs publics, confortablement installés en face, peaufinaient leur prose, ignorant avec superbe les obus qui explosaient alentour, prêtant leurs oreilles à d’autres dossiers.
Quatre mouvements nationaux de grève ont ponctué la période, très médiatisés et spectaculaires, ourlant, de commissions en séances publiques et d’une chambre à l’autre, les étapes législatives du texte. En point d’orgue, l’état d’urgence a placé le conflit en sourdine. Et la volonté politique a emporté la mise. Si force doit rester à la loi, sur le papier, dans moins de deux ans, le tiers payant intégral, qui cristallise la vindicte médicale, deviendra un droit pour tous les patients.
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