Elle avait le privilège de la jeunesse (27 ans), l'avantage de la notoriété (son père André, ancien président du parti radical, a été maire de Nancy de 1983 à 2014), et un capital sympathie grâce à son futur métier de médecin.
Il n'a manqué à Hélène Rossinot que l'investiture de La République en marche (LREM) pour se qualifier au second tour des élections législatives. Engagée sous l'étiquette « divers » dans la 6e circonscription de Meurthe-et-Moselle, mais officiellement soutenue par le Premier ministre Édouard Philippe, Hélène Rossinot, interne en santé publique, a échoué à la troisième place avec 14,94 % des suffrages exprimés et seulement 365 voix de moins que la candidate de la France insoumise Caroline Fiat (15,94 %).
La jeune femme a exprimé son amertume, ce lundi, dans un communiqué de presse relayé sur les réseaux sociaux.
On remercie En Marche d'avoir eu le courage de n'investir personne sur la #circo5406 https://t.co/jAf55p9AEO
— Pingoubélix en Clio (@Clio_Rouge) 11 juin 2017
Décision incompréhensible
Hélène Rossinot a déploré que des « manœuvres politiques » aient conduit La République en marche (LREM) à n'investir aucun candidat dans cette circonscription. « Cette décision est incompréhensible pour tant de citoyens qui souhaitaient confirmer aux législatives leur vote à la présidentielle pour Emmanuel Macron, je la regrette profondément », explique l'interne. « Les résultats le montrent sans ambiguïté, une investiture claire permettait à cette circonscription de rejoindre la majorité présidentielle, écartant tout risque du FN », ajoute Hélène Rossinot.
Elle accuse le député sortant, Jean-Yves Le Déaut (PS), d'avoir tout fait pour empêcher une investiture de LREM pour « protéger son suppléant », arrivé en 6e position. « Cette stratégie nuisible aura offert la circonscription aux extrêmes », affirme-t-elle.
Hélène Rossinot annonce que son engagement en politique « ne fait que commencer ». Avant de prochaines batailles, elle a appelé les électeurs à « faire barrage au Front national », arrivé en tête au premier tour.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes