Les internes en médecine des hôpitaux anglais ont démarré mercredi 9 mars une troisième grève pour dénoncer les nouvelles conditions de travail et de salaire imposées par le gouvernement conservateur britannique.
Plus de 5 000 interventions ont été annulées ou reportées à cause de ce débrayage de 48 heures qui marque une nouvelle escalade dans le conflit qui oppose les "junior doctors" au ministre de la Santé, Jeremy Hunt.
Ce dernier a imposé un nouveau contrat aux internes en février au lendemain d'une deuxième grève en un mois. Il prévoit une augmentation du salaire de base de 13,5 % mais une réduction des heures majorées.
Certains horaires auparavant considérés comme étant hors des horaires normaux, par exemple le samedi, ne le seront plus et donneront donc lieu à des rétributions plus faibles.
Soutien du grand public
Le gouvernement dit vouloir améliorer le service rendu dans les hôpitaux sept jours sur sept. Il a cité huit rapports évoquant un taux de mortalité plus élevé le week-end.
L'opinion publique n'a pas l'air convaincue. Selon un sondage Ipsos MORI, 65 % des personnes interrogées soutiennent la grève des internes.
« Le gouvernement ne nous laisse pas d'autre choix que de faire grève », a souligné Johann Malawana, de la British Medical Association (BMA), qui représente les internes.
Deux autres grèves sont d'ores et déjà prévues en avril.
Les « junior doctors » exercent sous ce statut pendant une bonne dizaine d'années et sont actuellement au nombre de 53 000 en Angleterre, soit un tiers du corps médical.
Dr Joëlle Belaïsch-Allart : « S’il faut respecter le non-désir d’enfant, le renoncement à la parentalité doit interpeller »
Visite médicale d’aptitude à la conduite : le permis à vie de nouveau sur la sellette
Le dispositif Mon soutien psy peine à convaincre, la Cnam relance l’offensive com’
Ouverture du procès d’un ancien psychiatre de l’AP-HM jugé pour viols et agressions sexuelles sur quatre patientes