Le jeu parlementaire a ses charmes. Pour l’examen et l’adoption de la future la loi de santé, ils se déploient dans toute leur absurde splendeur.
Cinq mois – on est en procédure accélérée – après sa première lecture à l’Assemblée nationale, le texte a donc été adopté mardi dernier au Palais du Luxembourg. Avec, en toile de fond, les cris de médecins grévistes mécontents, les sénateurs ont accouché, à la satisfaction des manifestants sus-nommés, d’un projet de loi sérieusement remanié ; ils en ont supprimé notamment la mesure emblématique du tiers payant généralisé.
À l’issue du vote, le président de la commission des Affaires sociales du Sénat, Alain Milon (Les Républicains), n’avait pas de doutes : grâce au travail de ses pairs, la « loi se trouve améliorée ».
Un : c’est un point de vue. Deux : si « amélioration » il y a, elle risque d’être de courte durée. Car la loi va maintenant être examinée en commission dite « mixte paritaire » : 7 députés et 7 sénateurs vont tenter de trouver un compromis à partir des versions issues de l’une et de l’autre Chambre. Autant le dire, sur la base de textes si différents, les chances de voir cet exercice couronné de succès sont assez proches de zéro. Et alors ? Alors l’Assemblée reprendra, pour la voter, la loi là où elle l’avait laissée au printemps. Tiers payant compris. Évidemment.
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