À huit semaines du premier tour de l'élection présidentielle, l'Intersyndicat national des internes (ISNI) interpelle les candidats sur la dégradation des conditions d'accueil dans les services d'urgence.
Il leur lance un appel solennel pour qu'ils se saisissent de ce sujet. Témoignant d'un « manque de moyens humains et économiques, de temps d'attente qui s'allongent et de débordements à la moindre épidémie », comme l'a illustré le récent épisode de la grippe, les futurs médecins se disent inquiets pour l'organisation de la santé en France. « Sans propositions fiables immédiates, ambitieuses et innovantes, les soignants devront quotidiennement pratiquer une médecine de catastrophe », affirme l'ISNI.
Des temps d'attente de 13 heures... en Angleterre
Pour frapper les esprits, les internes citent la récente série de reportages de la BBC sur le système de santé anglais montrant des services d'urgence débordés, des couloirs surchargés de brancards par manque de lits et de médecins.... et des temps d'attente de 13 heures.
« Cette situation n'est pas digne d'un pays tel que le Royaume-Uni, pourtant elle est une réalité aujourd'hui, poursuit le syndicat. Observant cette situation outre-Manche, nous ne pouvons qu'être inquiets de la tournure que prend la santé en France. »
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