À l’approche des fêtes de fin d’année, le Conseil scientifique détaille, dans un avis rendu public le 14 décembre, les conduites à tenir en prévision des rassemblements familiaux et amicaux. Un relâchement mettrait à mal les « efforts entrepris ces dernières semaines par la grande majorité des Français » et aurait des conséquences « sociales, économiques, culturelles ou en termes de santé physique et mentale », alerte le Conseil.
Éviter une 3e vague
Afin d’éviter une résurgence de l’épidémie comme l’a connue l’Amérique du Nord après les festivités de Thanksgiving, la meilleure stratégie reste de « limiter au maximum les réunions familiales et amicales en particulier durant cette période de fin d’année en en discutant les raisons avec son entourage », estime la note.
Trois stratégies « distinctes et non exclusives » sont néanmoins identifiées. La première repose sur un auto-confinement préventif pour ceux « qui ont prévu de passer les fêtes de fin d’année avec des personnes à risque (anciens ou personnes fragiles) ».
Les salariés sont ainsi invités à prendre des congés une semaine avant le 24 ou le 31 décembre ou à télétravailler. Dans les établissements scolaires, deux propositions sont envisagées : un renforcement des mesures barrières et une restriction des rassemblements de fin d’année, d’une part, et l’instauration d’une « tolérance » sur « les absences scolaires des 17 et 18 décembre », d’autre part.
Le Premier ministre, Jean Castex, a repris cette dernière proposition au micro d’Europe 1, dans la matinée. « À chaque fois que cela est possible, surtout si on doit recevoir à Noël des personnes vulnérables, le Conseil scientifique (...) a dit (...) : si vous pouvez ne pas emmener vos enfants à l'école jeudi et vendredi (...), vous le faites », a-t-il déclaré.
En parallèle de l’auto-confinement, l’utilisation de l’application mobile « #TousAntiCovid », téléchargée 11 millions de fois, est « fortement recommandée » et les résidents en EHPAD doivent bénéficier d’un test RT-PCR après chaque sortie de l’établissement.
Test virologique non systématique
La deuxième stratégie porte sur un recours responsable aux tests virologiques afin de « ne pas entraîner une saturation du système de tests diagnostiques », avertit le Conseil scientifique, appelant à « faire preuve d’un "esprit citoyen" et solidaire ». Ainsi, seuls deux cas de figure doivent donner lieu à un test.
Ce dernier est ainsi recommandé pour toute personne symptomatique dans la semaine précédant les jours du 24, 25, 31 décembre et 1er janvier. Un test antigénique sera réalisé si le début des symptômes est récent (< à 3 jours) ou un test RT-PCR si le début des symptômes est plus ancien (⩾4 jours). L’isolement doit débuter « sans attendre le résultat du test », est-il rappelé.
Un test est également recommandé pour les asymptomatiques qui auraient pris des risques (multiplication des contacts ou contact positif avéré) dans la semaine précédant les jours du 24, 25, 31 décembre et 1er janvier. Un test RT-PCR peut alors être réalisé, ou à défaut un test antigénique.
Des recommandations à venir pour les soirées de réveillon
« Les personnes positives, symptomatiques ou contacts non encore testées doivent s’isoler et en aucun cas elles ne doivent participer à un dîner de fête », insiste la note, mettant également en garde sur la notion de fausse sécurité : « Les tests virologiques négatifs, en particulier les tests antigéniques compte tenu de leur moindre sensibilité, ne permettent pas d’exclure une infection et l’application des gestes barrières demeure primordiale dans ce cas de figure. »
La troisième stratégie concerne les repas de fête. Le Conseil renvoie aux recommandations pratiques pour les soirées de réveillon du Haut Conseil de santé publique (HCSP), qui n’ont pas encore été rendues public.
Enfin, à l’issue de « cette période à risque », au cours de la première quinzaine de janvier, le Conseil préconise une surveillance « particulièrement active des nouvelles contaminations », une prise en charge « précoce et très active des clusters familiaux et/ou amicaux », une « utilisation large des tests antigéniques à visée diagnostique » avec « un isolement précoce des cas positifs et des personnes contacts », un recours « privilégié » au télétravail et des « réactions rapides de la part des autorités en cas d’une reprise nette de l’épidémie ».
En 5 points
Obésité : suivi d’un patient sous aGLP-1
Cas clinique
La fasciite nécrosante
Mise au point
La périménopause
Mise au point
La sclérose en plaques