Comment parler de la mort aux enfants ? À l'occasion de la Toussaint, et alors que la France s'engage dans un grand débat sur la fin de vie, la Société française d'accompagnement et de soins palliatifs (Sfap) rappelle l'existence du portail « La vie, la mort, on en parle », mis en ligne en février 2021.
Parents, professionnels de santé, éducateurs, enseignants… Le site se veut une boîte à outils pour accompagner les adultes dans le dialogue sur la mort avec les plus jeunes. On compte en moyenne un enfant orphelin par classe, et on estime que 500 000 à 800 000 jeunes sont aidants d’un proche malade ou en situation de handicap. Selon un sondage Ifop, plus de 70 % des parents reconnaissent le besoin d'aborder ces thématiques, mais la moitié disent avoir des difficultés à le faire. Une proportion encore plus forte dans les cas de mort violente ou de suicide.
Mobilisation de chercheurs et de praticiens
Le site lavielamortonenparle.fr est le fruit de la mobilisation de chercheurs et de praticiens. Il rassemble une centaine de courtes notices illustrées qui éclairent les questions fondamentales, prosaïques comme plus existentielles, que tout un chacun peut se poser, de l'impact du deuil sur la scolarité au rôle du numérique, en passant par les deuils collectifs ou le deuil périnatal.
Des recommandations bibliographiques, cinématographiques, musicales, etc. sont classées par tranche d’âge et selon le type de situation évoquée. Sont également mises en avant des initiatives locales et des bonnes pratiques, ainsi qu’un répertoire des acteurs disposant d’une expertise dans chaque département.
« Les soins palliatifs sont nés d’un questionnement : comment écouter l’homme souffrant, comment aider à vivre à l’ombre de la mort ? Certains enfants grandissent aussi à l’ombre de la mort. Parce qu’il n’est pas si facile pour les adultes qui les entourent de les accompagner, et que les mots ne viennent pas toujours aisément, la Sfap est fière et heureuse d’incuber un projet qui vient remettre la mort à sa place : au cœur de la vie », a souligné la Dr Claire Fourcade, présidente de la Sfap.
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