Les socialistes et la santé

Le SNJMG dénonce les « propositions populistes » d’Aubry

Publié le 05/10/2011
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Le syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG) a répliqué aux déclarations que Martine Aubry a fait sur la démographie médicale lors de son récent déplacement santé à Grenoble. La candidate à la primaire socialiste envisage de « demander aux jeunes médecins de s’installer, pendant 5 ans après la fin de leur formation, dans des zones de pénurie ». « Les médecins ont la chance que les citoyens financent 11 ou 12 ans de leurs études. Il y a des zones entières où il n’y a pas de professionnels de santé, et le problème ne réside pas seulement dans l’incitation financière », a-t-elle poursuivi, faisant la comparaison avec les énarques ou les normaliens, qui doivent 10 ans de leur carrière à l’État. « Stigmatisation gratuite, démagogie, formules à l’emporte pièce en décalage avec la réalité du terrain », condamnent les jeunes médecins, qui soulignent leur implication dans le service public en tant qu’internes. « ll va sans dire qu’au décours du troisième cycle des études médicales, les jeunes médecins "remboursent" largement l’État en travaillant dans les hôpitaux publics pendant 3 à 5 ans, sur une base horaire inférieure au SMIC pour 11 demi-journées hebdomadaires de temps de travail hors gardes, elles-mêmes rémunérées moins de 8,50 euros brut de l’heure ». Le SNJMG demande que la santé, notamment les difficultés de la médecine ambulatoire et de l’accès aux soins, soit l’un des thèmes principaux du débat national lors de la présidentielle.


Source : Le Quotidien du Médecin: 9018