LES RÉSEAUX sociaux exposent les jeunes aux cyberpharmacies illégales. Les entreprises se servent de ces plates-formes pour les atteindre. C’est ce que dévoile l’Organe international de contrôle des stupéfiants, (OICS), une structure de l’ONU. Le rapport annuel de l’OICS rappelle que des drogues, ainsi que des médicaments de prescription sont commandés en ligne par le biais de pharmacies illégales. « Les entreprises semblent cibler les jeunes », note l’OICS. Hamid Ghodse, le président de cette organisation onusienne souligne que « les cyberpharmacies illégales ont commencé à utiliser les réseaux sociaux pour faire connaître leur site Web, ce qui peut exposer un vaste public à des produits dangereux. » Il reprend également les chiffres de l’Organisation mondiale de la Santé, qui montrent que plus de la moitié des médicaments provenant des pharmacies en ligne sont contrefaits.
L’Organe international de contrôle des stupéfiants souligne le fait que les jeunes ont le droit d’être protégés contre l’usage illicite de drogues. Selon le rapport annuel, les communautés désinsérées qui font face aux problèmes de drogues et à leurs conséquences doivent être aidées en priorité. « Les jeunes de ces communautés doivent avoir les mêmes chances que le reste de la société et ont le droit d’être protégés contre l’usage illicite de drogues et la toxicomanie », note Hamid Ghodse. L’OICS rappelle également que les jeunes sont particulièrement sensibles à l’ensemble des difficultés sociales engendrées par la drogue, comme la violence, le chômage, la mauvaise santé et les difficultés scolaires.
Inciter les gouvernements à agir.
L’OICS invite les gouvernements à agir contre les cyberpharmacies illégales. Elle leur demande de les fermer et de saisir les substances acheminées en contrebande. La structure rappelle que les principales activités de ces pharmacies illégales sont « l’acheminement illicite de leurs produits jusqu’aux consommateurs, la recherche d’espace où faire héberger leurs sites Web et l’action visant à convaincre les consommateurs de leur légitimité. »
Les données recueillies par l’organisation montrent que l’Inde est le premier pays exportateur devant les États-Unis, la Chine et la Pologne. Des principes directeurs à l’intention des gouvernements avaient été publiés pour prévenir la vente illégale de médicaments sur internet. « Une récente enquête sur l’application de ces principes a montré que des progrès restaient à faire », note l’OICS, car le cadre législatif reste inadapté et il y a un manque de moyens et de personnels.
« Une coopération internationale pour lutter contre ce problème est essentielle », continue le président de l’organisation. « Par exemple, les gouvernements qui repèrent des cyberpharmacies illégales opérant sur d’autres territoires devraient informer le gouvernement concerné, et la coopération en matière d’assistance technique devrait être renforcée. »
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