Les autorités sanitaires américaines ont autorisé lundi 3 janvier la dose de rappel du vaccin contre le Covid de Pfizer pour les 12-15 ans et réduit de six à cinq mois le délai par rapport à la dernière injection, et ce pour toutes les tranches d'âge.
Ces décisions interviennent en pleine flambée de l'épidémie dans le pays, liée au variant Omicron, alors que les écoliers retournent en classe après les fêtes de fin d'année. Un record mondial de plus de 1 million de cas (précisément 1 080 211) a été enregistré le 3 janvier aux États-Unis, selon le bilan de l'Université Johns Hopkins.
L'Agence américaine des médicaments (FDA) a également autorisé la dose de rappel du vaccin de Pfizer-BioNTech pour les enfants immunodéprimés de 5 à 11 ans. Dernière étape avant l'entrée en vigueur de ces décisions : le feu vert des centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC).
En France, la dose de rappel (dès trois mois après la dernière injection) n'est recommandée chez les 12-17 ans que pour les adolescents immunodéprimés, ayant une pathologie à haut risque ou une comorbidité. Pour l'instant, toutes les autres situations ne sont pas éligibles au rappel, même si l'Agence du médicament (ANSM) a indiqué dans un avis du 24 décembre 2021 que l'extension du rappel aux 16-17 ans apparaissait envisageable, notamment au vu du profil de sécurité favorable observé lors de la campagne de rappel lancée outre-Atlantique chez les 16-17 ans.
Signal rassurant de la campagne en Israël
Aux États-Unis, la FDA a dit s'appuyer sur des données en provenance d'Israël, où des milliers d'enfants et adolescents de 12 à 15 ans ont déjà reçu cette dose de rappel. Et sur les plus de 4,1 millions de personnes de 16 ans et plus ayant reçu là-bas le rappel à partir de cinq mois après les deux premières injections, aucun nouveau problème de pharmacovigilance n'a été signalé. « Autoriser la vaccination avec un rappel après cinq mois au lieu de six pourra conférer une meilleure protection plus tôt contre le variant Omicron hautement contagieux », a écrit l'agence dans un communiqué.
L'âge pour le rappel a été abaissé pas à pas aux États-Unis, les experts étant vigilants quant au risque de myocardite chez les jeunes après un vaccin à ARN messager. Le pic de cas semble survenir chez les 16-17 ans, et la vaste majorité ne sont pas graves, avec un temps moyen d'hospitalisation d'une seule journée et sans effet à long terme jusqu'ici, a précisé Peter Marks de la FDA lors d'une conférence de presse.
Maintenir les établissements scolaires ouverts
Si le pays fait face à des taux records de contaminations, les hospitalisations n'augmentent pas au même rythme, restant pour le moment en dessous du pic enregistré il y a un an.
Les hospitalisations d'enfants malades du Covid-19 sont aussi en hausse, les taux de vaccination étant plus bas chez les plus jeunes. Les autorités américaines souhaitent toutefois, comme en France, que les établissements scolaires restent le plus possible ouverts. « Nous sommes conscients qu'il pourra y avoir des difficultés » pour cette rentrée, a déclaré ce 2 janvier le ministre américain de l'Éducation, Miguel Cardona. Mais l'objectif est de maintenir « un apprentissage en présentiel à plein temps », les élèves ayant déjà « suffisamment souffert », a-t-il dit.
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