ALORS QUE le gouvernement réfléchit à la transformation des capitaux d’assurance-vie en rente viagère, l’UFC-Que choisir dénonce le recours au système assurantiel. « On entend partout le même discours qui préconise l’assurance dépendance, mais c’est loin d’être la panacée », tranche Alain Bazot, président de l’association.
Pour démystifier une telle solution, l’UFC-Que choisir avance des chiffres : seulement 1,5 à 2 millions de personnes sont réellement couvertes par une assurance dépendance… contre le chiffre officiel de 5 millions. De plus, la contribution des assureurs (estimée à 200 millions d’euros) serait une goutte d’eau dans le financement de la dépendance, qui s’élève, lui, à 24 milliards. Et les contrats sont « illisibles », selon l’organisation. « Les informations sont difficiles à trouver sur internet et les compagnies adoptent des présentations différentes plus ou moins claires qui rendent les comparaisons des offres presque impossibles », explique Mathieu Escot, chargé de mission santé. L’expert pointe l’imprévisibilité des garanties : « Alors qu’il faut attendre 20 ans entre la souscription et le versement des cotisations, la plupart des contrats ne prévoient pas de plafonnement de l’évolution de ces dernières. D’autre part, les compagnies ne prévoient pas d’indexation des versements sur l’inflation des rentes, si bien que 600 euros par mois, qui peuvent payer aujourd’hui 1h d’aide à domicile, ne rémunéreront bientôt que 30 minutes ! ». Conclusion : le système assurantiel devrait être cantonné à un rôle subsidiaire, selon l’UFC-Que choisir.
Humanité.
L’originalité du bouclier dépendance tiendrait en revanche à la prise en compte d’une réalité oubliée jusqu’ici : l’évolution des frais en fonction de l’état de santé. Les personnes dépendantes peuvent en effet dépenser, au total, jusqu’à 67 000 euros si elles restent à domicile, et 140 000 si elles sont placées en établissement. « Pour les épisodes courts, le dispositif d’aide actuel resterait le même. En revanche, à partir d’un certain seuil de dépenses personnelles, variables selon les revenus et le patrimoine, le déclenchement du bouclier dépendance assurerait une augmentation significative de l’aide publique. La personne paierait toujours avec ses revenus courants, mais n’entamerait pas son épargne », explique Mathieu Escot. L’UFC-Que choisir chiffre le coût du bouclier à 2 milliards d’euros, atteint par le réaménagement de dispositifs actuels. Comme la suppression de l’abattement de 10 % qui existe pour les retraités, l’indexation de la CGS des retraités imposables sur celle des actifs, et la promotion du maintien à domicile. Autant de mesures pas forcément populaires, après la dernière réforme des retraites.
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