C’EST AU TOUT DÉBUT de cette semaine que les députés vont examiner en séance les amendements apportés par le gouvernement au futur mode de reconnaissance de la pénibilité dans le cadre de la réforme des retraites.
Les règles nouvelles proposées par Éric Woerth consistent en l’abaissement du seuil d’incapacité physique permanente (IPP) ouvrant droit au maintien de la retraite à 60 ans, qui passerait de 20 % à 10 % tout en restant lié à une usure professionnelle constatée. Ce faisant, selon le gouvernement, les bénéficiaires du dispositif passeront de 10 000 à 30 000 par an. Mais pour les salariés sous 20 %, ce geste est assorti de conditions supplémentaires. Il leur faudra apporter la preuve qu’ils ont été exposés à des facteurs de risques professionnels. Et ils devront recevoir l’aval d’une commission chargée de valider le lien entre l’incapacité et les facteurs de risques.
Cette « ouverture » ne convainc ni la gauche (le PS parle d’« usine à gaz »), ni les syndicats de salariés. Pas plus les syndicats de praticiens hospitaliers qui orchestrent depuis le 1er septembre une grève des gardes pour obtenir compensation de leur travail de nuit (le SNPHAR-E qualifie les propositions des pouvoirs publics de « provocation »). Les professionnels de la santé au travail ne sont pas davantage séduits. La médecine du travail, dont une révision est à l’ordre du jour depuis… 2008, fait d’ailleurs par ce biais son grand retour sur le métier de la réforme. Un amendement du gouvernement prévoit en effet que « les missions des services de santé au travail sont assurées par une équipe pluridisciplinaire » et stipule que « l’employeur désigne un ou plusieurs salariés compétents pour s’occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l’entreprise ». L’objectif est aussi de « rétablir une égalité de traitement entre les différents salariés en uniformisant leur suivi médical sur le droit commun défini par décret ».
Santé mentale des jeunes : du mieux pour le repérage mais de nouveaux facteurs de risque
Autisme : la musique serait neuroprotectrice chez les prématurés
Apnée du sommeil de l’enfant : faut-il réélargir les indications de l’adénotonsillectomie ?
Endométriose : le ministère de la Santé annonce une extension de l’Endotest et un projet pilote pour la prévention