« Les aidants veulent être aidés, mais ils ne veulent pas être assistés ». Cette phrase pourrait à elle seule résumer l’étude sur le couple aidant-aidé réalisée pour le compte du laboratoire Teva.
Avoir le choix reste la principale préoccupation des personnes en perte d’autonomie et de ceux qui les assistent. « Il s’agit d’une étude qualitative de vraie vie », explique Sandrine Guinot-Mosetti, directrice associée du cabinet Odonata Consult. En tout, ce sont 26 témoignages qui ont été recueillis. « Nous sommes allés sur le terrain et nous avons laissé la parole s’exprimer », résume l’auteure de l’étude.
Menacés par la perte d’autonomie, les participants réclament… plus d’autonomie. « Cette volonté peut par exemple se manifester par l’envie d’être seul quand on le décide, explique Sandrine Guinot-Mosetti. Mais vouloir être seul ne veut pas forcément dire vouloir être esseulé. » C’est pourquoi aidants et aidés sont demandeurs de services pour faciliter leur quotidien. « Les outils et les services qui leur sont destinés doivent proposer une aide, sans jamais l’imposer, car le pouvoir de décision est la dernière chose qu’il reste à l’aidé », décrypte Sandrine Guinot-Mosetti. Cette volonté d’indépendance s’est clairement manifestée quand les personnes interrogées ont dû donner leur sentiment sur diverses solutions connectées . « On a entendu des choses comme "ah, mais c’est Big Brother" », relate-t-elle. Les répondants ont aussi exprimé leur crainte de créer une autre dépendance, à l’outil numérique cette fois.
Un écosystème de startups
« Une fois qu’on explique les choses, qu’on leur demande de se projeter dans l’utilisation de ces outils, on recueille des éléments positifs, explique cependant Sandrine Guinot-Mosetti. En libérant du temps, l’objet connecté peut être vu comme facilitateur de la relation aidant-aidé. » Mais toujours sur le même mode : celui de l’autonomie. Une leçon que Teva a bien comprise. Le leader du médicament générique entreprend en effet d’élargir les solutions qu’il propose, notamment en soutenant ce qu’Emmanuel Bilbault, directeur de l’innovation et de la transformation stratégique, appelle « un écosystème de startups » chargé de « proposer des solutions innovantes, souvent digitales, pour aider les aidants ». Avec un mot d’ordre : « Ces services doivent être adaptés à la psychologie de l’aidant et de l’aidé. »
Conférence de presse de Teva
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