Tout médecin coordonnateur désigné par le juge d'application afin de suivre un condamné pour affaires de mœurs, soumis à une injonction de soins prononcée dans le cadre du suivi socio-judiciaire (SS-J), percevra 2 800 F, soit 426,86 euros, d'indemnité forfaitaire annuelle (« le Quotidien » du 4 avril). Cette somme sera réduite de moitié si l'accompagnement est inférieur à trois mois (arrêtés du 7 mars, promulgués le 12 mai). Conformément à la loi Guigou du 17 juin 1998 sur la prévention des infractions sexuelles et la protection des mineurs, la chancellerie a nommé 100 praticiens coordonnateurs, qui ne peuvent s'occuper chacun de plus de quinze personnes par an.
Le SS-J constitue une peine complémentaire. Le condamné a « obligation de se soumettre à des mesures de surveillance et d'assistance », en particulier à une injonction de soins, d'une durée maximale de dix ans pour un délit et de vingt pour un crime. A défaut, l'intéressé retournera en prison pour deux ans ou cinq ans. Si il est consentant, il appartiendra à son médecin, de le prendre en charge et d'en informer, sans violer le secret médical, le juge d'application des peines, et ce de conserve avec le praticien coordonnateur.
Suivi socio-judiciaire et injonctions de soins
Publié le 16/05/2001
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Source : lequotidiendumedecin.fr: 6919
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