1. En présence d'une femme enceinte suspecte de grippe A, ne présentant aucun signe de gravité, il est recommandé de (lire p.II) :
A - La traiter à domicile par traitement symptomatique
B - La traiter à domicile par traitement symptomatique + antiviral
C – L'adresser en consultation hospitalière spécifique "grippe"
2. Lorsqu'un adulte grippé appartient à un groupe à risque de grippe grave mais ne présente aucun signe de gravité, il doit (lire p.II):
A – Recevoir un traitement symptomatique
B - Recevoir un traitement symptomatique associé à un antiviral
3. Le risque d’atteinte pulmonaire des sujets infectés par le virus de la grippe A (H1N1) 2009 justifie (lire p.VI):
A- d’élargir les indications vaccinales antipneumococciques aux adolescents
B- renforcer la couverture vaccinale antipneumococcique de tous les patients relevant des indications officielles
C- d’élargir les indications vaccinales antipneumococciques aux sujets âgés de 65 ans et plus
D- de vacciner les femmes enceintes contre le pneumocoque
Réponses
Question 1. Réponse : C. Les femmes enceintes suspectes de grippe doivent bénéficier d'une consultation hospitalière dédiée avec prise en charge obstétricale concomitante. Un prélèvement naso-pharyngé sera réalisé, et la patiente mise sous oseltamivir, quel que soit le trimestre de grossesse et qu'il y ait ou non des facteurs de risque (Comité de lutte contre la grippe. Fiche pratique d'utilisation des antiviraux en extrahospitalier et en période pandémique. 12 août 2009).
Question 2. Réponse : B. Chez l'adulte grippé, en l'absence de facteurs de risque et de signes de gravité, un traitement symptomatique est prescrit sans traitement antiviral systématique et le patient reste à domicile. Mais en présence d'un facteur de risque, le traitement comporte un antiviral. S'il existe un ou des signe(s) de gravité, il est recommandé d'appeler le Centre 15 (voir arbre décisionnel ci-dessous).
Question 3. Réponse : B. En l’état actuel des connaissances, le comité technique des vaccinations a indiqué qu’il n’y a pas lieu d’élargir la vaccination antipneumococcique au-delà des populations cibles telles que définies par le calendrier vaccinal 2009. Mais il y a lieu de vacciner tous ceux qui doivent l'être ou auraient dû l’être auparavant. La grossesse n’est pas considérée en soi comme un facteur de risque particulier de surinfection pneumococcique. Les femmes enceintes qui décèdent de grippe A décèdent de pneumopathie directement liée au virus. Il n'existe pas de contre-indications au vaccin pour celles faisant partie de la population cible.
Mise au point
Palpitations : orientation diagnostique
En 5 points
Obésité : suivi d’un patient sous aGLP-1
Cas clinique
La fasciite nécrosante
Mise au point
La périménopause