Quiz (réponses p. IV)

Publié le 15/05/2009
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1. Devant une plaie chronique, il convient (lire p.III):

A- De réaliser un écho-Doppler pulsé artériel et veineux

B- De vérifier le statut vaccinal vis à vis du tétanos

C- Doit être nettoyée quotidiennement avec des désinfectants

D- Doit être nettoyée à l’eau et au savon

E- De choisir le type du pansement en fonction du stade de la plaie

2. Toute plaie qui ne cicatrise pas au bout de 4 à 6 semaines est une plaie chronique (lire p.III):

A- Vrai.

B- Faux.

3. Tout diagnostic de rougeole doit (lire p.VII):

A- Faire l’objet d’une déclaration obligatoire auprès du médecin-inspecteur de la Ddass du lieu d’exercice.

B- Etre confirmé biologiquement par la recherche immédiate d’IgM spécifiques.

C- Conduire à la mise en quarantaine du malade pendant la phase de contagiosité.

D- Conduire à l’identification des sujets contacts proches pour éventuelle vaccination et injection d’immunoglobulines polyvalentes.

E- Faire l’objet de toutes les mesures sus-citées

4. Une plaie chronique infectée est (lire p. III):

A- Traitée par antibiotiques locaux

B- Désinfectée deux fois par jour

C- nettoyée mécaniquement en excisant tissus infectés et nécrosés

D- nettoyée par antiseptiques chez les diabétiques pour réduire la charge bactérienne

Réponses

Question 1. Réponses : A, B, D et E. Avant tout geste sur une plaie chronique, il est primordial d'en rechercher la cause : un échodoppler pulsé artériel et veineux est indispensable dans tous les cas, l'atteinte vasculaire constituant non seulement une étiologie fréquente mais aussi un facteur aggravant. On apprendra au patient à humidifier son pansement sous la douche afin de le retirer plus facilement, à laver la plaie à l'eau et au savon avant le passage de l'infirmière qui pourra ainsi concentrer toute son activité sur les soins spécifiques. Le lavage de la plaie à l'eau et au savon est un préalable indispensable, suivi d'un rinçage soigneux; la plaie doit être préalablement humidifiée et ramollie pour enlever les zones de nécrose. La cicatrisation en milieu humide est privilégiée depuis 1962, avec une incidence d’infections moindre et une cicatrisation meilleure sous occlusion et en milieu humide. En pratique, le choix du pansement dépend essentiellement du stade de la plaie, de son aspect suintant ou sec, de la présence ou non d'une infection, plus que de son étiologie.

Question 2. Réponse : A.

Question 3. Réponses : E. la rougeole est redevenue en 2005 une maladie à déclaration obligatoire . Compte tenu des données épidémiologiques, la confirmation biologique des cas cliniques est un élément essentiel de surveillance. La sérologie sur prélèvement sanguin, examen de référence, repose sur la mise en évidence d’Ig M spécifiques sur un 1er prélèvement ou sur l’élévation d’au moins 4 fois du titre des Ig G sur 2 prélèvements espacés de 10 à 20 jours (2ème prélèvement réalisé si Ig M négatifs sur le 1er). La recherche d’Ig M salivaires (kits de prélèvements gratuitement disponibles sur demande du professionnel de santé à la DDASS), est une technique diagnostique alternative simple (un écouvillon en mousse passé le long de la gencive). L’éviction de la collectivité est recommandée pendant toute la période de contagiosité. Le statut vaccinal de l’entourage est vérifié (carnet de santé ou carnet de vaccination) et la vaccination effectuée si nécessaire. A l’hôpital, des immunoglobulines polyvalentes pourront être injectées en post-exposition d’un cas confirmé (communication médecin de ville-médecin hospitalier primordiale).

Questions 4. Réponse : C et D. Une plaie chronique est toujours colonisée, mais la question de la charge bactérienne est en fait assez subtile puisqu'un faible taux de bactéries accélère la cicatrisation tandis qu'en nombre élevée elles provoquent une inflammation excessive qui freine la cicatrisation. Les antiseptiques sont déconseillés car souvent caustiques mais ils s'avèrent parfois utiles par exemple chez diabétiques pour réduire la charge bactérienne, à condition de ne pas utiliser de solutions alcooliques et uniquement pour de courtes durées courtes; les antibiotiques locaux sont contre-indiqués car ils génèrent des résistances. L'antibiothérapie générale peut parfois être justifiée par une infection patente. Le nettoyage mécanique excisera les tissus nécrosés et infectés.


Source : Le Généraliste: 2489