L’utilisation de la CCAM pour valoriser l’activité interne des services d’imagerie entraîne une sous-valorisation de celle-ci. En effet, la CCAM actuelle (qui est dans une phase provisoire) a été négociée entre les syndicats des médecins libéraux et la CNAM. Elle est plutôt adaptée à une activité externe, sur des patients valides. Ceci explique la mauvaise prise en compte de la lourdeur de certaines activités (patients de réanimation, pédiatrie sous prémédication, patients en isolement bactériologique) ou des explorations multiples (patients polytraumatisés).
Cette cotation a été négociée sur la base de la production d’actes, ce qui n’est souvent pas l’approche de nos services ou de certaines de ses composantes (structures dédiées aux urgences, radiologie standard, scanner), où le délai approprié est favorisé par rapport à la production en volume. Par ailleurs, certains coûts sont pris en charge par la CNAM pour les patients externes mais sont facturés à nos services pour les patients hospitalisés : produits pharmaceutiques (produits de contraste, prémédications, corticoïdes), matériel (Cathlon, seringues d’injecteur) mais aussi les coûts liés au brancardage pris en charge par les sociétés d’ambulances.
Rappelons que la cour des comptes avait évalué un surcoût pour les consultations hospitalières non urgentes : de 30 % supérieur au coût CCAM.
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