Tous les 5 ans, le programme de la formation de base au premier secours (prévention et secours de niveau 1, ou PSC1) est modifié sur la base des recommandations du comité international de liaison sur la réanimation (ILCOR), reprises par le conseil européen de réanimation (ERC), puis sélectionnées et adaptées par un groupe composé des associations agréées et d'organismes publics dirigé par le capitaine Laurent Leclercq (Chef de la section secourisme, ministère de la défense).
« Nous faisons le tri des recommandations réellement applicables en France », nous explique ce dernier. La nouvelle version du PSC1 est disponible en téléchargement, depuis le mois de janvier, sur le site du ministère de l'Intérieur.
Elle apporte son lot de modifications, notamment en ce qui concerne l'arrêt de l'hémorragie, avec l'introduction de la compression de la plaie par la victime elle-même. « Si la victime peut comprimer sa plaie, cela libère une personne formée au secourisme, explique le capitaine Leclercq et de gagner « du temps et du sang » avant l'arrivée des services d'urgence ».
Le maintien de la tête fait son retour, de même que le garrot, mais seulement en 3e technique, après la compression par la victime et le pansement compressif.
En ce qui concerne les techniques de désobstruction, la méthode à employer (compression abdominale, compression thoracique) dépendait de l'âge de la victime. Peu pratique, ce critère est remplacé par la notion de rapport entre les gabarits du sauveteur et de la victime : si elle peut être portée dans les bras, la victime est considérée comme un nourrisson, portée sur les genoux c'est un enfant, et autrement c'est un adulte.
Le nouveau texte introduit aussi de nouvelles modalités d'alerte des secours et des populations, et la possibilité de guider une personne non formée via un téléphone portable mis en mode haut parleur.
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