Après six années d’études, Iris*, tout juste admise en internat de pneumologie, est aux anges. Les premiers jours à l’hôpital sont « excitants », « stimulants », bref, la nouvelle interne est « trop contente ». Pourtant, il n’aura pas fallu attendre plus de quelques semaines pour que tout bascule. « Je voyais bien que ça n’allait pas mais le burn-out, je ne l’ai pas vu venir », assure-t-elle, deux ans plus tard.
Burn-out à l’internat : un risque plus systémique qu’anecdotique
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Ils ont appris à ne pas se plaindre, à soigner les autres avant de penser à eux et puis un jour, plus rien. Anxiété, épuisement, surmenage… Petit à petit, la désillusion laisse place au burn-out, une épreuve difficile à surmonter pour les internes, surtout dans un milieu où la santé mentale passe au dernier plan.
70 % des internes travaillent plus de 48 heures par semaine
Crédit photo : GARO/PHANIE
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