Le 8 août, une pétition étudiante réunissant à ce jour près de 4 500 signatures a même été lancée pour dénoncer « l’inaccessibilité à de nombreux postes de spécialité ».

« Nous, étudiants en sixième année de médecine, alertons de la profonde injustice dont nous sommes victimes. Les postes proposés pour l’internat ont été diminués (…) sans toutefois prendre en compte la force des demandes pour certaines spécialités, lit-on. À titre indicatif et non exhaustif, les postes de chirurgie plastique et reconstructrice ont été diminués de moitié, tandis que la médecine générale à Bordeaux l’a été de 20 % », est-il donné en exemple. Contre toute attente, le nombre de postes en chirurgie pédiatrique est, lui, resté inchangé, est-il encore précisé.

Selon Hélène Herubel, auteure principale de la pétition, les rangs limites pour accéder à la plupart des spécialités auraient d’ailleurs avancé de « 1 000 places au moins » par rapport à l’an passé. À titre d’exemple, un étudiant désireux de faire un internat de chirurgie digestive à Paris doit aujourd’hui être classé parmi les premiers 23 % de sa promotion, contre 35 % l’an dernier.

Dans ce contexte, « trop d’étudiants devront choisir une spécialité par dépit, dans laquelle ils seront moins investis, et la qualité de leurs soins en pâtira », dénoncent les auteurs. « En ne réagissant pas à cette fermeture de postes, nous donnerions raison à tous ceux qui ont redoublé pour éviter de faire partie de notre promotion “crash test”, raison à ceux qui ont préféré faire médecine dans d’autres pays, raison à tous les jeunes qui renoncent à ces études pour leur difficulté et le manque de considération envers nos projets professionnels », résume le collectif, qui réclame de toute urgence la réouverture de postes.