Samy
Bonjour.
Il arrive souvent que les employeurs appellent le cabinet pour nous interroger sur la véracité d'un certificat médical ou d'un arrêt de travail. L'ordre nous affirme que nous avons le droit de leur répondre sur le fait d'être l'auteur ou non de l'arrêt ou du certificat.
Est-ce vrai ? Pour moi, cela est contraire au principe du secret médical.
En vous remerciant.
Il arrive souvent que les employeurs appellent le cabinet pour nous interroger sur la véracité d'un certificat médical ou d'un arrêt de travail. L'ordre nous affirme que nous avons le droit de leur répondre sur le fait d'être l'auteur ou non de l'arrêt ou du certificat.
Est-ce vrai ? Pour moi, cela est contraire au principe du secret médical.
En vous remerciant.
Maître Maud Geneste
Cher Docteur,
Le secret médical est un principe fondamental du droit français, protégé par l'article L.1110-4 du Code de la santé publique et par l'article 226-13 du Code pénal. Il impose au médecin une obligation de confidentialité concernant les informations relatives à la santé de ses patients.
Toutefois, la confirmation de l'authenticité d'un document médical ne constitue pas, en soi, une divulgation d'informations médicales sur l'état de santé du patient. Cela pourrait être assimilé à une vérification administrative, qui ne porte pas atteinte au contenu médical protégé par le secret, d'autant que le nom du praticien est connu, car figurant sur l'arrêt de travail.
Cependant, cette pratique doit être encadrée pour éviter tout risque de violation du secret médical. Le médecin doit s'assurer que la confirmation de l'authenticité du document ne révèle aucune information sur l'état de santé du patient ou sur les motifs de l'arrêt de travail. En cas de doute, il est recommandé au médecin de demander l'accord préalable du patient avant de répondre à l'employeur.
Bien à vous.
Le secret médical est un principe fondamental du droit français, protégé par l'article L.1110-4 du Code de la santé publique et par l'article 226-13 du Code pénal. Il impose au médecin une obligation de confidentialité concernant les informations relatives à la santé de ses patients.
Toutefois, la confirmation de l'authenticité d'un document médical ne constitue pas, en soi, une divulgation d'informations médicales sur l'état de santé du patient. Cela pourrait être assimilé à une vérification administrative, qui ne porte pas atteinte au contenu médical protégé par le secret, d'autant que le nom du praticien est connu, car figurant sur l'arrêt de travail.
Cependant, cette pratique doit être encadrée pour éviter tout risque de violation du secret médical. Le médecin doit s'assurer que la confirmation de l'authenticité du document ne révèle aucune information sur l'état de santé du patient ou sur les motifs de l'arrêt de travail. En cas de doute, il est recommandé au médecin de demander l'accord préalable du patient avant de répondre à l'employeur.
Bien à vous.
Me Maud Geneste - Avocat
🏠 1, rue Saint Firmin, 34000 Montpellier
⌨ https://www.ah-avocats.fr
✉ m.geneste@ah-avocats.fr
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