Évincés par leurs aînés des négociations conventionnels, les jeunes médecins les avaient prévenus : ils seraient de fins observateurs des discussions. Et alors que se profile la dernière phase de ces négos, Reagjir fait le bilan. Ou plutôt dresse le « bulletin de notes des partenaires conventionnelles », assorti d’un commentaire acerbe : « avec 3/10, des efforts sont à prévoir ».
« On est vraiment loin du compte », regrette Jacques-Olivier Dauberton, président du syndicat. Entre la sortie de la CSMF et l’initiative de MG France de s’en remettre au plus haut niveau de l’État, « on est un peu dans une cour d’école alors que la problématique est très importante » pour la médecine de ville et l’organisation des soins, déplore le généraliste champenois. Les jeunes médecins, remplaçants ou fraîchement installés, ont analysé les propositions faites par les partenaires conventionnels à l’aune de leurs propres revendications.
Et la moitié de ces dernières n’a pas trouvé de traduction lors des réunions entre syndicats et Assurance maladie. « Une convention pour les remplaçants », « une offre publique de soins ambulatoires innovante », « une liberté d’installation réaffirmée », « une vraie couverture prévoyance/retraite » ou encore « une réelle prise en compte des exercices mixtes » comptent, pour les membres de Reagjir, parmi les discussions oubliées.
À l’inverse, les négociations conventionnelles sont parvenues à un point véritablement positif : « le forfait structure ». Entre les deux, quatre thèmes apparaissent au titre des « sujets à approfondir » : l’installation, la refonte de la ROSP, le tiers payant (que l’organisation exige « rapide et efficace ») ainsi que la participation des jeunes aux négo.
De façon générale, Reagjir pointe « des difficultés et un travail trop irrégulier et superficiel », appelant les partenaires conventionnels à « un retour rapide à la raison », « indispensable pour être à la hauteur des cinq prochaines années ». Alors qu’il doit rencontrer Nicolas Revel le 6 juillet, Jacques-Olivier Dauberton insiste : « il est temps de se relever les manches ».
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