Le 26 juillet devait être la date butoir pour signer une convention. C’était en tout cas l’objectif que s’était fixé Nicolas Revel à l’ouverture des négociations, en février dernier. Mais à mesure que la date approche et que l’hypothèse d’une signature s’éloigne, le directeur de l’Assurance maladie semblerait enclin à poursuivre les discussions en août. « Nicolas Revel nous a dit qu’on a jusqu’au 25 août pour signer, même si, en théorie les discussions se terminent jeudi soir », affirme Luc Duquesnel, à la veille de trois jours de négociations pour aboutir à un texte final. Un délai supplémentaire dont Éric Henry entend, avant même d’avoir épuisé les réunions prévues cette semaine, pleinement profiter car, de toute façon, il « ne signera rien » avant. « On ne veut pas sacrifier une convention pour les vacances de la Caisse en comprimant les discussions sur trois jours », poursuit le chef de file du SML qui n’a d’ailleurs pas prévu de réunir d’assemblée générale dans l’immédiat.
Des mesures insuffisantes
Syndicats et Assurance maladie se retrouvent mardi matin, et jusqu’au 21 juillet au soir, pour se mettre d’accord sur un texte. Mais cette dernière ligne droite qui devait sceller le sort des cinq prochaines années conventionnelles n’apparaît plus comme l’étape décisive, tant les blocages persistent. Deux points ont particulièrement retenu l’attention de Claude Leicher. « L’Assurance maladie nous a transmis des documents dans lesquels toutes les revalo se font en une fois sauf celle des généralistes », souligne le président de MG France. Et s’agissant des forfaits, « ils sont en diminution par rapport à ceux existants » avance-t-il : selon ses calculs, « il manque 78 millions d’euros ». « En tenant compte des forfaits enfant et CMU, on aboutit à une augmentation de 2 millions d’euros », poursuit-il. Ce qui ne l’empêche pas de considérer qu’ « on n’est pas parti vers une conclusion positive ».
« Tout ça est en décalage par rapport aux attentes du terrain », dit Luc Duquesnel des documents fournis aux syndicats par la Caisse. « Si l’objet de la convention, c’est seulement de faire passer le C à 25 euros, c’est insuffisant car c’est juste un rattrapage », poursuit le chef de file de l’Unof-CSMF, toutefois déterminé à « négocier jusqu’au bout ». Aux yeux de Jean-Paul Hamon, les « 200 pages de convention » proposées aux organisations syndicales par la Caisse signent « la victoire de l’administration, tatillonne et sclérosée ». Alors que le document de l’Assurance maladie débute pour « les raisons d’être de la convention », le chef de file de la FMF note qu’ « il en manque une : donner envie aux jeunes de s’installer en libéral ». « La signature s’éloigne », ajoute-il, fustigeant « une convention absolument pas volontariste ». Et si elle devait survenir, ce ne serait, pour son syndicat, pas avant sa prochaine AG, prévue en octobre.
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