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C’est une lettre qui n’est pas passée inaperçue dans le monde médical. À quelques jours de la fin de l’année, Marisol Touraine a adressé un courrier à Nicolas Revel, directeur de l’Assurance Maladie, lui indiquant les grandes « orientations qui devront guider les discussions autour de la future convention médicale ». Réitérant à cette occasion le souhait du gouvernement d’« accélérer le virage ambulatoire », la ministre de la Santé a fixé « trois orientations principales ». La première d’entre elles devrait intéresser tout particulièrement les généralistes: elle tend à « valoriser davantage la pratique et l’expertise médicale, et soutenir la modernisation de l’organisation des soins de ville ». Notamment en révisant les modes de rémunération des médecins afin de tenir compte « des patients plus âgés et des consultations plus longues » ainsi qu’en passant « d’un système cloisonné à une médecine de parcours et de proximité, organisée autour du patient et coordonnée par le médecin traitant ».
S’agissant du deuxième axe, il est teinté « santé publique », l’objectif étant de « renforcer le rôle des médecins dans les actions de prévention et de promotion de la santé ». « Garantir l’accès aux soins pour tous sur l’ensemble du territoire » et ce « quelles que soient les ressources financières des patients » correspond au troisième axe développé par la ministre.
« On ne peut pas être contre ce qui est écrit dans ce beau papier », estime Eric Henry, le patron du SML espérant que la ministre « nous laisse la possibilité d'écrire une convention intelligente ». « Marisol Touraine écrit bien », juge Jean-Paul Hamon pour qui les orientations de la normalienne de l'avenue de Ségur s’apparentent à « des généralités ». Si des revalos ont été annoncées par la ministre, le chef de file de la FMF attend de voir : « ça sera en échange de quoi et avec quelles marges ? » Pour Luc Duquesnel aussi, ce courrier, « c’est tout et rien. La seule chose qu’on retient, c’est qu’à force de n’avoir rien fait, les enjeux sont considérables ». Et le président de l’Unof de considérer que les revalos nécessaires pour les spécialités cliniques et l’exercice coordonné doivent « être dans un budget que l’État n’a pas ». Loin de se contenter des annonces faites par Marisol Touraine, Claude Leicher attend pour sa part de voir « le contenu de la lettre et de voir comment ces grandes lignes seront traduites ». Et le leader de MG France d’appeler à « mettre beaucoup d’argent pour les généralistes et on verra après pour les autres ».
C’est une lettre qui n’est pas passée inaperçue dans le monde médical. À quelques jours de la fin de l’année, Marisol Touraine a adressé un courrier à Nicolas Revel, directeur de l’Assurance Maladie, lui indiquant les grandes « orientations qui devront guider les discussions autour de la future convention médicale ». Réitérant à cette occasion le souhait du gouvernement d’« accélérer le virage ambulatoire », la ministre de la Santé a fixé « trois orientations principales ». La première d’entre elles devrait intéresser tout particulièrement les généralistes: elle tend à « valoriser davantage la pratique et l’expertise médicale, et soutenir la modernisation de l’organisation des soins de ville ». Notamment en révisant les modes de rémunération des médecins afin de tenir compte « des patients plus âgés et des consultations plus longues » ainsi qu’en passant « d’un système cloisonné à une médecine de parcours et de proximité, organisée autour du patient et coordonnée par le médecin traitant ».
S’agissant du deuxième axe, il est teinté « santé publique », l’objectif étant de « renforcer le rôle des médecins dans les actions de prévention et de promotion de la santé ». « Garantir l’accès aux soins pour tous sur l’ensemble du territoire » et ce « quelles que soient les ressources financières des patients » correspond au troisième axe développé par la ministre.
« On ne peut pas être contre ce qui est écrit dans ce beau papier », estime Eric Henry, le patron du SML espérant que la ministre « nous laisse la possibilité d'écrire une convention intelligente ». « Marisol Touraine écrit bien », juge Jean-Paul Hamon pour qui les orientations de la normalienne de l'avenue de Ségur s’apparentent à « des généralités ». Si des revalos ont été annoncées par la ministre, le chef de file de la FMF attend de voir : « ça sera en échange de quoi et avec quelles marges ? » Pour Luc Duquesnel aussi, ce courrier, « c’est tout et rien. La seule chose qu’on retient, c’est qu’à force de n’avoir rien fait, les enjeux sont considérables ». Et le président de l’Unof de considérer que les revalos nécessaires pour les spécialités cliniques et l’exercice coordonné doivent « être dans un budget que l’État n’a pas ». Loin de se contenter des annonces faites par Marisol Touraine, Claude Leicher attend pour sa part de voir « le contenu de la lettre et de voir comment ces grandes lignes seront traduites ». Et le leader de MG France d’appeler à « mettre beaucoup d’argent pour les généralistes et on verra après pour les autres ».
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