A l’occasion des élections municipales (les 23 et 30 mars), l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) publie les résultats d’une enquête Harris Interactive-MACSF réalisée sur un échantillon de 1 189 professionnels libéraux concernant leurs inquiétudes et leurs attentes. Il en ressort que six sur dix se déclarent inquiets pour l’avenir de leur activité, et parmi eux, ceux qui emploient des salariés sont les plus inquiets (73%). Deuxième enseignement : les professionnels libéraux sont assez critiques au regard de l’action municipale. Ils ne sont que 51% à être satisfaits, alors que la moyenne des Français est de 60%. S’ils sont satisfaits de l’environnement et des aménagements urbains du quartier où ils sont installés, en revanche ils sont critiques sur la lutte contre les déficits publics (61%), la fiscalité locale des entreprises dont la CFE (63%) ou l’immobilier d’entreprise (59%).
Dans ce contexte, 74% des professionnels interrogés estiment que le programme économique des candidats jouera un rôle important dans leur choix de vote pour les élections municipales. Ils sont effet 72% à souligner que le manque d’écoute a pour conséquence «un manque de soutien et de facilités pour le développement des entreprises libérales (72%). A noter que concernant le choix où l’attractivité d’une ville, la qualité de l’environnement et l’ambiance dans la ville d’exercice semblent plus importantes que son dynamisme économique aux yeux des libéraux. C’est vrai en particulier pour ceux qui exercent des métiers de la santé.
A noter que ces derniers semblent en moyenne plus satisfaits d’exercer dans leur commune actuelle que la moyenne : 74% vs 70%. D’une manière générale, les blouses blanches paraissent aussi un petit peu moins râleuses que la moyenne quant à l’écoute des libéraux ou aux services aux entreprises au plan local notamment. Les libéraux de santé sont d’ailleurs 37% à juger "pas souhaitable" un changement d’équipe municipale contre 32% en moyenne chez les professions libérales interrogées. Un léger différentiel d’appréciation au plan local, qui -si l’on en croit un précédent sondage de l’UNAPL réalisé en 2009- se retrouve au plan national, mais en sens inverse.
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