Il ne fait pas bon être neurologue en ce moment. deux affaires récentes en Europe viennent en effet de déboucher sur des suites judiciaires concernant deux praticiens de cette spécialité. La première et sans doute la plus grave se passe en Slovénie. Un neurologue qui travaillait à l’hôpital universitaire de Ljubljana en Slovénie a été arrété ce mercredi, poursuivi pour l’homicide présumé de sept patients. L’homme a été placé en détention provisoire pour une période d’un mois renouvelable. L’enquête avait commencé cet hiver, après le décès suspect d’un patient de 83 ans en phase terminale, qui avait provoqué le licenciement du praticien, ce dernier étant soupçonné de l’avoir euthanasié sans son accord. L’enquête qui s’est ouverte depuis "a fait naître des soupçons raisonnables portant sur plusieurs autres crimes" selon la parquet de Ljubljana. Le praticien, de son côté, nie toute les accusations portées contre lui, selon son avocat.
Au même moment, aux Pays-Bas, un autre médecin neurologue se retrouve sur le devant de la scène. Ou plutôt au banc des accusés. Le Dr Ernst Jansen Steur agé de 69 ans risque jusqu’à six ans de prison pour avoir diagnostiqué par erreurs de graves maladies, dont l’un entrainant le suicide d’une patiente. Selon le parquet en charge de l’affaire, le médecin "a maltraité et négligé huit patients et a systématiquement commis des fautes de grande ampleur en ce qui concerne les soins de ses patients". Ces erreurs de diagnostics concernent des maladies graves telles que Alzheimer, une sclérose multiple ou une atropie multisystématisée. C’est d’ailleurs une de ces erreurs qui a entrainé le suicide d’une de ses patientes, cette dernière pensant souffrir de deux maladies incurables.
Le Dr Jansen avait été déjà condamné en Février 2014 à trois ans de prison lors de son procès en première instance à Almelo dans l’Est du pays, mais il avait interjeté l’appel tout comme le parquet d’ailleurs. Lors du procès, qui s’est rouvert ce mercredi, son avocat devait plaider jeudi pour son acquittement, en s’appuyant notamment sur le fait que le praticien souffrait de troubles mentaux : "il souffre de dommages cérébraux suite à un accident de voiture en 1990" selon des propos relayés par les médias néerlandais. Quoi qu’il en doit, la presse qui s’est emparée de cette histoire la qualifie déjà "de plus grande affaire de négligence médicale de l’histoire des pays-Bas" et attend avec impatience le jugement qui sera rendu le 18 Juin prochain.
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