La législation actuelle est-elle suffisante pour la prise en charge des patients en fin de vie? Cette question délicate sera au coeur des témoignages attendus à partir de mardi au procès du docteur Nicolas Bonnemaison (voir le compte-rendu des audiences au jour le jour) qui comparaît devant la cour d'assises à Pau pour sept empoisonnements. Des praticiens hospitaliers, des professeurs de médecine, mais aussi trois anciens ministres sont attendus alors que la défense souhaite placer l'euthanasie au centre des débats.
Ancien député UMP, ancien ministre des Affaires Européennes et médecin Jean Leonetti devrait expliquer mardi 17 juin les grands principes de la loi de 2005 qui porte son nom.. L'ex-président du Conseil consultatif national d'éthique (CCNE), Didier Sicard, auteur d'un rapport en 2012 sur la fin de vie, et le président actuel, Jean-Claude Ameisen, sont également attendus, mercredi 18 et lundi 23 juin. On entendra aussi l'ex-ministre déléguée aux Personnes âgées, la cancérologue Michèle Delaunay, et l'ancien ministre de la Santé, Bernard Kouchner le vendredi 20 juin. Le même jour, le Conseil d'Etat examinera un autre dossier sensible lié à la fin de vie, celui de Vincent Lambert, tétraplégique en état végétatif dont la famille se déchire à propos de son maintien ou non en vie.
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