À l’heure du repas, la télévision permet d’obtenir quelques informations (de manière très parcimonieuse d’ailleurs) sur certains problèmes vécus par nos concitoyens.
C’est ainsi que j’ai pu assister il y a quelques jours à un colloque singulier au sein d’une cabine de téléconsultation.
Une personne assez jeune nous explique dans ce reportage télévisé (il est diffusé à une heure de grande écoute) l’intérêt d’accéder au sein de son entreprise à la téléconsultation.
Elle prend contact dans un premier temps avec un médecin qui lui explique comment manipuler le stéthoscope, et l’otoscope mis à disposition dans la cabine. Après avoir regardé la problématique de la patiente (il lui a fallu je pense au moins 30 minutes), il rédige une ordonnance qu’il envoie par télétransmission.
Le patron de l’entreprise explique que cet outil va permettre aux salariés de consulter rapidement un praticien (le consultant est disponible une journée par semaine), et réduire l’absentéisme.
Un grand pas pour l’humanité en somme, mais cela ne va pas régler le problème des effectifs médicaux. En effet, il faut paramétrer la machine, expliquer le fonctionnement des outils comme l’otoscope. Tout cela c’est une perte de temps alors qu’il y a une pénurie de praticiens. De plus l’entretien de cet outil est très onéreux, et comme toute technologie elle peut tomber en panne.
Cependant, elle peut intéresser certains acteurs privés pas nécessairement en phase avec la pratique médicale "traditionnelle".
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