La victoire sur la CFE obtenue au Conseil constitutionnel ne suffit pas à Michel Chassang et à ses asphyxiés.
Le président de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) est en colère et a décidé de renvoyer symboliquement au gouvernement ses « cadeaux toxiques ». Des vrais paquets qui seront expédiés à Matignon ainsi que dans certains ministères comme celui de la Santé, du Travail et des Finances. Mais aussi, en région, dans les préfectures. « On n’a pas baissé les bras, le mouvement va se poursuivre et va même aller au-delà en l’absence d’avancées » menace Michel Chassang.
Les asphyxiés veulent avoir droit de cité. Alors qu’elle représente 27 % des entreprises et 2 millions d’actifs, l’UNAPL n’est pas jugée représentative. Elle demande d’« obtenir l’équité avec les autres entreprises que ce soit dans le cadre fiscal ou de la représentativité patronale ».
L’UNAPL a déjà obtenu satisfaction sur la hausse de 40 % de la Cotisation foncière des entreprises (CFE) qui a finalement été censurée au Conseil constitutionnel, ce qui aurait permis aux professionnels libéraux d’économiser entre 500 et 1 000 euros, estime Michel Chassang. « On peut penser que les pouvoirs publics n’oseront plus imposer une surtaxe pour les professions libérales » espère le président de l’UNAPL.
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