AFFAIRE BONNEMAISON

Contrôle judiciaire assoupli

Publié le 11/01/2012
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L’urgentiste Nicolas Bonnemaison, soupçonné d’euthanasie sur plusieurs patients à l’hôpital de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques), peut de nouveau résider dans le département après un assouplissement de son contrôle judiciaire, a indiqué son avocat, Me Arnaud Dupin. Les autres dispositions de son contrôle judiciaire, notamment l’interdiction d’entrer en contact avec des membres de son ancien service à l’hôpital de Bayonne, sont maintenues. Le Dr Bonnemaison avait été mis en examen le 12 août à Bayonne pour « empoisonnements sur personnes particulièrement vulnérables » concernant le cas d’au moins quatre patients, total porté ensuite à sept, puis à huit patients. Un neuvième décès suspect a été évoqué dans le rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) qui a étudié pendant près de trois mois les 19 dossiers de patients décédés qui avaient été pris en charge par le médecin urgentiste. Ce dossier en est au stade de l’enquête préliminaire. Mi-septembre, la cour d’appel de Pau avait laissé libre sous contrôle judiciaire le Dr Bonnemaison, avec interdiction de pratiquer la médecine, d’entrer en contact avec des membres de son ancien service et de résider dans les Pyrénées-Atlantiques.


Source : Le Quotidien du Médecin: 9063