Les dépenses de santé sont finalement restées dans les clous, atteignant 185,2 milliards d'euros en 2016, un montant « très proche » de l'objectif du gouvernement mais qui recouvre un dérapage des soins de ville, a constaté jeudi le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses d'assurance-maladie.
En octobre dernier, dans son dernier avis, le comité indépendant (Christian Charpy, Alain Cordier, Jean-Luc Tavernier) avait sonné le tocsin.
L'objectif national des dépenses d'assurance-maladie (ONDAM), fixé en 2016 à 1,8 % de croissance par rapport à 2015, a donc été respecté, mais il cache une « situation très contrastée », note le comité dans un avis publié jeudi.
500 millions d'euros de plus que prévu pour les soins de ville
Ainsi, les dépenses de soins de ville « s'établiraient à 85,1 milliards d'euros, supérieures de 500 millions à l'objectif rectifié fixé pour 2016 » dans le budget de la sécu pour 2017.
Les honoraires médicaux et dentaires en particulier, mais aussi les honoraires paramédicaux, les dépenses d'indemnités journalières ou encore de transports sanitaires ont été plus élevés qu'attendu.
Du côté des établissements de santé, les dépenses ont atteint 77,6 milliards d'euros, un chiffre inférieur de 370 millions d'euros à l'objectif fixé, notamment grâce à l'annulation de crédits mis en réserve pour les hôpitaux, débloqués ou gelés en fonction des contraintes budgétaires.
Le dernier budget de la sécu prévoit 190,7 milliards d'euros de dépenses pour 2017, en progression de 2,1% par rapport à 2016.
En octobre dernier donc, le comité avait estimé que cet objectif, même relevé, serait soumis à « de fortes tensions ». Il avait également critiqué les méthodes comptables retenues dans son élaboration.
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