Le directeur général de l'Assurance-maladie a mis en garde les complémentaires santé contre la tentation d'étendre leurs réseaux de soins aux médecins, ce vendredi dans le cadre du congrès CHAM 2016*.
« Les réseaux de santé sont un levier d'une puissance inouïe auprès des assurés et des professionnels de santé dont l'Assurance-maladie ne dispose pas », a rappelé en préambule Nicolas Revel.
Le patron de la CNAM a jugé que ce système appliqué aux médecins constituerait une « légère atteinte potentielle » à la liberté de choix du professionnel par le patient. À ce titre, a-t-il ajouté, on « peut entendre » que les réseaux de soins « ne soient pas étendus au-delà des postes de soins où [les complémentaires santé] sont majoritaires (NDLR : optique et dentaire) ».
Si le dispositif et la législation devaient évoluer, Nicolas Revel estime que les complémentaires devraient s'impliquer en « cohérence dans le financement de la santé ».
Les réseaux de soins permettent aux adhérents des complémentaires santé d'être mieux pris en charge dès lors qu'ils font le choix de se rendre chez un professionnel de santé avec qui la complémentaire a contractualisé. La loi Le Roux a exclu les médecins de ce dispositif, qui concerne surtout les filières visuelle, dentaire et auditive.
* CHAM (Convention on Health Analysis and Management) dont « le Quotidien » est partenaire.
Quatre généralistes font vivre à tour de rôle un cabinet éphémère d’un village du Jura dépourvu de médecin
En direct du CMGF 2025
Un généraliste, c’est quoi ? Au CMGF, le nouveau référentiel métier redéfinit les contours de la profession
« Ce que fait le député Garot, c’est du sabotage ! » : la nouvelle présidente de Médecins pour demain à l’offensive
Jusqu’à quatre fois plus d’antibiotiques prescrits quand le patient est demandeur