Résistant, combattant ou collabo en 39-45

Quatre médecins-écrivains témoignent des premières semaines de la guerre

Publié le 21/08/2020
L’entre-deux-guerres avait consacré l’irruption massive des médecins dans la vie politique, culturelle et sociale du XXe siècle. Quatre écrivains-médecins ont porté témoignage des semaines les plus dramatiques de la Seconde Guerre mondiale : Louis Aragon, pris au piège belge de mai avec son unité blindée, André Soubiran s’apprêtant à « cueillir » le Renaudot, l’académicien Georges Duhamel qui avait renoué avec le bistouri à Rennes et Céline décidément trop prompt à « récupérer » le poste en dispensaire d’un médecin étranger mais non-juif, interdit d’exercice. Cet été, « le Quotidien » retrace l'histoire de médecins qui se sont illustrés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Crédit photo : DR

Ayant interrompu ses études de médecine en 1917 pour déférer à un ordre de mobilisation qui l’envoyait comme brancardier dans les tranchées du premier conflit mondial, Louis Aragon avait terminé « sa première guerre » avec le grade d’adjudant-médecin auxiliaire, cité à l’ordre de son régiment, titulaire de la Croix de Guerre. Après un échec à son deuxième examen de doctorat en 1922, il s’était plutôt consacré à l’écriture, poétique et littéraire, adhérant au passage au Parti communiste avec plusieurs de ses camarades des groupes surréalistes.

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