Au final, il n’y a pas eu de mauvaise surprise. Les tarifs des hôpitaux publics augmentent de +7,5% en moyenne et +6,4% dans les cliniques. Mais si l'on retire l'impact des revalorisations salariales, la progression est nettement plus limitée. A La FHF, on aurait préféré que le fort impact du Ségur de la Santé ne soit pas ventilé dès cette année dans les tarifs. Ce qui induit un manque de visibilité. « On sera vigilant dans l’exécution de cette campagne », souligne-t-on dans l’entourage de Frédéric Valletoux (FHF).
Certes, les engagements pris par le gouvernement ont été respectés. Pour autant, le décryptage se révèle très ardu, y compris pour les experts au sein des fédérations hospitalières. En premier lieu, hors crise covid, cette campagne tarifaire applique le protocole de pluriannualité, à savoir + 2,4 %. Le pourcentage de hausse avait été révélé à l’automne dernier lors de l’annonce du PLFSS. Si on détaille ensuite au niveau de chaque secteur, en ce qui concerne le MCO, l’enveloppe tarifaire augmente de +1,7 % (+1,5 % pour l’effet volume, +0,2 % pour l’effet tarif) conforme une nouvelle fois au protocole de pluriannualité. Pour établir l’effet volume, les experts du ministère n’ont pu se référer à l’année 2020, évidemment atypique avec les multiples déprogrammations.
Quant aux Migac, elles progressent plus fortement que l’Ondam avec un taux de + 5,5 %. Cela s’explique notamment par la poursuite de plans du type « Ma santé 2022 ou le plan de refondation des urgences ». Outre des Mig nouvelles, la Mig précarité a bénéficié d’une nette revalorisation.
Pour le SSR, un même taux de +2 % a été octroyé à tous les secteurs, public ou privé.
Enfin la psychiatrie demeure une pomme de discorde entre le public qui bénéficie d’une augmentation limitée de +2,8 % à la suite de différentes ventilations, à comparer avec la progression de +3,6 % du secteur lucratif. Ce différentiel a, sans surprise, été à l’origine d’un gros point de blocage.
Mais quels que soient les pourcentages de cette campagne, son impact sera au final limité. Du fait de la prolongation de la pandémie, au moins six mois seront financés par la garantie octroyée l’année dernière aux établissements hospitaliers. À suivre.
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