Pour la majorité des Français, les applications de santé mobile vont changer la relation médecin-patients

Publié le 21/05/2015

Crédit photo : GARO/PHANIE

La "médecine mobile" fera bientôt partie de leur quotidien. Les Français en semblent persuadés si l’on en juge par une enquête réalisée par le Groupe Pasteur Mutualité. En effet, pour 65% des Français, les applications mobiles relatives à la santé rendent les patients acteurs de leur santé et "favorisent l’auto-surveillance et l’automédication". Pour les personnes interrogées, l’émergence de ces outils va modifier la relation entre patients et médecin : 53 % des Français en sont désormais convaincus contre 46% en 2013. Pour 58 % d’entre eux, ces applications représentent même un "progrès pour la médecine".

 

Décidément optimistes, les Français voient aussi dans la santé digitale un remède contre la désertification : 67% des sondés pensent en effet que ces applications sont à même de "faciliter les consultations à distance des Français habitant dans des déserts médicaux". Une appréciation à pondérer par le fait que, dans les communes de moins de 20 000 habitants, on semble moins convaincu du bienfait de ces applications, une petite moitié (52%) seulement y voyant un outil de facilitation. Ce taux grimpe en revanche à 64 % pour les habitants de l’agglomération parisienne, car "contrairement aux idées reçues, les déserts médicaux sont également ressentis dans les grandes villes" relève l’enquête.

Si dans leur globalité, les perceptions sur les nouvelles technologies évoluent favorablement, en ce qui concerne leur role positif sur les "relations patients/médecins, l’auto-surveillance et l’automédication des patients" (+7 et + 8 points par rapport à 2013), l’adhésion est moins évidente en ce qui concerne l’apport du digital au plan économique. Une petite majorité des personnes interrogés (52% contre 50 % en 2013) jugent néanmoins que ces outils "peuvent participer à la réduction des dépenses de santé ".

Sondage Viavoice : interviews effectuées en ligne du 13 au 17 avril 2015 sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus

 

 

 

 



Source : lequotidiendumedecin.fr