Et maintenant 131 académiciens ! Le combat contre l’homéopathie se poursuit alors que la HAS doit statuer avant février sur un éventuel déremboursement de cette thérapeutique par l’Assurance maladie. Cette fois, 131 membres des Académies nationales de médecine, de pharmacie et des sciences publient sur le site de l’Express une tribune réclamant le déremboursement des granules, comme l’avaient déjà fait 124 professionnels de santé en mars.
« Le débat autour de l'efficacité de l'homéopathie qui perdure dans l'opinion publique n'a pas lieu d'être dans la communauté scientifique, comme l'a solennellement déclaré le Conseil consultatif des Académies des sciences européennes, écrivent-ils. Nous réfutons le terme de "médicament" pour un produit qui ne fait pas la démonstration de son efficacité. Nous contestons donc son remboursement par la collectivité nationale ». Parmi la centaine de signataires, 40 sont membres de l’Académie de médecine.
Contre l’enseignement dans les facs
Dans cette tribune, les académiciens répondent point par point aux arguments opposés par les défenseurs de l’homéopathie. Selon eux, l'homéopathie n'est « pas un médicament actif, même si elle bénéficie d'une autorisation de mise sur le marché et d'un remboursement », « n'est pas plus efficace qu'un autre placebo », « n'est pas forcément inoffensive » et « ne coûte pas moins cher à la collectivité que la médecine conventionnelle ».
Les signataires réclament également l’arrêt de l’enseignement de l’homéopathie dans les facultés de médecine et de pharmacie. Celles-ci se « discréditent en cautionnant une doctrine restée en marge de la science », notent-ils.
Enfin, les académiciens (parmi eux : André Aurengo, Patrick Berche, François Bricaire, Marc Gentilini, Jean-Paul Giroud, Alain Serrie, Claude Jaffiol, et le généraliste Rissane Ourabah) précisent « s’engager à titre personnel » et soulignent que cette tribune ne reflète pas la position officielle de leurs académies respectives.
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