Suite à un nouveau conseil de défense, Jean Castex a annoncé vendredi 17 décembre une série de mesures pour faire face à la cinquième vague du Covid-19 et à l’arrivée du variant Omicron en France.
Parmi les annonces, l’obligation de troisième dose de vaccin anti-Covid pour les soignants et les pompiers. Le ministre de la Santé, qui a évoqué la présence de « plusieurs clusters hospitaliers du variant omicron notamment en région parisienne », a donné dans le week-end plus de détail sur le calendrier.
« Nous allons renforcer l'obligation vaccinale des soignants et des pompiers en intégrant la troisième dose à compter du 30 janvier. Nous ne voulons pas, comme en Écosse, que nous ayons 25 à 30 % des soignants qui ne pourraient pas travailler parce qu'ils seraient tous cas contact et donc en quarantaine », a expliqué Olivier Véran sur France Inter.
Pour cette mesure, le gouvernement a suivi la recommandation du conseil scientifique qui la veille dans son avis recommandait « très fortement » de rendre obligatoire la troisième dose pour les soignants.
16 000 rendez-vous de primo-vaccination samedi
Parmi les autres annonces de vendredi soir, Jean Castex a déclaré que le passe sanitaire deviendrait début 2022 un passe vaccinal, qui ne pourra être activé qu’avec un schéma vaccinal complet et non plus un simple test négatif au Covid-19. L'exécutif ne cache pas sa volonté de mettre la pression sur les non-vaccinés dans une « course contre la montre » face à la cinquième vague du Covid-19 et l'arrivée du variant Omicron en France.
L'exécutif souhaite que le projet de loi visant à transformer le passe sanitaire en passe vaccinal, soit « définitivement adopté et promulgué avant la fin du mois de janvier pour qu'il puisse entrer en vigueur dans la foulée », a précisé Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement ce lundi matin sur LCI.
« Ce week-end », soit depuis l'annonce de Jean Castex, « on a vu une augmentation des rendez-vous pris pour une première injection », s'est également félicité M. Attal, évoquant le chiffre de 16 000 rendez-vous de primo-vaccination pris samedi. Il reste autour de 5 millions de Français éligibles qui n'ont reçu aucune injection, a-t-il indiqué. « Ce sont eux qu'il faut aller convaincre encore une fois, en prenant des mesures, comme on le fait avec le passe vaccinal mais aussi en utilisant la pédagogie », a-t-il ajouté.
Selon les chiffres de Santé publique France dimanche, 52,5 millions de personnes ont reçu au moins une injection, soit près de 78 % de la population totale, et 51,4 ont désormais un schéma vaccinal complet.
(avec AFP)
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